Des dizaines de milliers d’entreprises vont faire faillite

c’est le rêve de beaucoup d’entre nous mais face aux obstacles qui se dressent sur la route du futur Chef d’Entreprise, la plupart des postulants renoncent. Et la période actuelle n’est pas réellement propice à favoriser les vocations .

Les grands économistes de ce pays l’annoncent depuis quelques mois, nous allons connaître une zone de turbulence intense qui va se caractériser par la faillite de dizaines de milliers d’entreprises. Par voie de conséquence, cela va provoquer une hausse massive du chômage et par effet miroir, cela induira un appauvrissement des ménages et une baisse significative du pouvoir d’achat.

Tout cela trouve confirmation les chiffres et les communications journalières de la presse économique, nombre de nos « pépites » sont en grande difficulté, plus particulièrement dans les métiers du tourisme et du secteur culturel. C’est pourquoi nous appelons de tous de nos vœux, une relance de la production hexagonale, afin de ne plus avoir à souffrir de cette dépendance qui nous affecte, conséquence de politiques pensées et prises dans une vision à très court terme

Ce qui est certain, c’est que nos TPE-PME n’étaient absolument pas préparées à un tel choc. Pour certaines d’entre elles, bien trop nombreuses à date, il va falloir  affronter longuement, outre le marasme économique, les couloirs des tribunaux de commerce et les affres des procédures collectives.

En effet, le regard du Chef d’entreprise se pose généralement et avant tout sur le Chiffre d’Affaires et  le carnet de commandes. Son livre de chevet, c’est son tableau de bord. Il doit bien évidemment anticiper et détecter les difficultés mais la prise de conscience de celles-ci est très souvent tardive. C’est le déni et l’isolement bien connu qui frappent le dirigeant de TPE-PME.

La législation, qui s’est considérablement assouplie ces dernières années, sans doute pour répondre aux aléas d’un monde économique et financier en perpétuelle mouvance, a pourtant prévu une batterie de mesures préventives. Et malheureusement, ces dernières sont trop souvent ignorées par les intéressés qui hésitent à faire appel à la « Prévention », véritable système d’alerte des institutions consulaires.

Plus que de déterminer l’origine des difficultés, il s’agit d’en expertiser les raisons qu’elles soient conjoncturelles, structurelles ou contextuelles, afin d’y apporter la meilleure réponse, au plus tôt, et éviter l’état de « cessation des paiements », souvent inéluctable …

Malgré les aides importantes de l’Etat dont le PGE, les Entreprises ont emprunté massivement et, selon la Banque de France, leur endettement (hors dettes fiscales et sociales) s’est envolé ! Et pourtant, un jour, bientôt, il faudra rembourser !

La trésorerie constituée par défaut, et non par la création de valeur, sert actuellement à financer la sous-activité même si la grande majorité des entreprises fait appel au chômage partiel pour amortir l’impact des charges salariales, ce qui, certes, a réduit artificiellement le nombre d’entreprises insolvables…mais c’est un « miroir aux alouettes ».

Cela ne sera pas suffisant…Pourquoi ? Parce que le taux d’endettement élevé pèse sur la capacité des entreprises à investir et sans recapitalisation, il sera quasi impossible de maintenir un outil de production performant et concurrentiel.

Est-ce donc l’instant de mettre en place ce grand serpent de mer : Le Grand Emprunt National garanti par l’Etat, ayant pour objectif d’accompagner les secteurs créateurs de valeurs en consolidant leurs fonds propres ?

Si l’intervention publique est justifiée en période de pandémie, elle s’impose dans une perspective de relance.

Les Français veulent se réconcilier avec leur économie, c’est le moment de produire « Made in France » et de soutenir, sur l’ensemble du territoire, les « licornes » si chères à notre Président mais aussi toutes ces entreprises qui ont un vrai savoir-faire tant pour satisfaire le marché intérieur que pour devenir une alternative crédible aux « géants américains » et autres ogres de la mondialisation.

Pour l’heure, il est trop tôt pour connaitre les effets durables ou non de cette crise hors norme, il faudra attendre de connaitre la réaction des consommateurs (qui ont aussi modifié leurs habitudes pendant cette période) face à la reprise attendue de l’activité…mais les consommateurs seront-ils au rendez-vous si nous devons affronter un chômage de masse ?

Le président,

La technologie au service de la sécurité

En l’espace d’une dizaine d’années seulement, les progrès permis par les nouvelles technologies ont totalement réaménagé le secteur de la sécurité. Technologies numériques, drones ou encore caméras de surveillance : les moyens mis à disposition de la protection des personnes et des biens ont fait un bond spectaculaire.

Parallèlement, le besoin de sécurité de nos concitoyens n’a jamais été aussi grand dans notre pays, particulièrement depuis ces dernières années, dans un contexte marqué par l’intensification de la menace terroriste. Face à ce risque plus prégnant, les dépenses consacrées à la sécurité ont logiquement augmenté, et les collectivités territoriales n’ont pas pu échapper à cette tendance.

C’est un fait relativement récent, la protection de nos concitoyens, face à tous les types de risques, qu’ils soient terroristes, industriels ou environnementaux, implique de plus en plus l’utilisation des nouvelles technologies nées de cette ère du digital. En effet, l’avenir de la sécurité passe désormais par une multitude de solutions innovantes qui viennent assister les moyens humains de la surveillance et du contrôle. Assurer la sécurité des citoyens constitue une nécessité immédiate. À cet effet, nous devons mieux utiliser les instruments dont nous disposons et les étoffer. La technologie et l’informatique ont un rôle majeur à jouer quant à leur utilisation au service de chaque citoyen.

Sécurité et Safe Cities

Il paraît évident de dire que tout citoyen est en droit de vivre à l’abri de la peur, et du danger, quelles que soient ses opinions ou ses convictions. Et l’actualité récente démontre à quel point il est fondamental et nécessaire de préserver nos valeurs communes et de protéger chacun de la violence motivée par des considérations ethniques, religieuses ou sociales.

Dans la lignée de la « safe city », qui fait référence aux NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) utilisées à des fins de sécurité urbaine, la question de sécurité citoyenne est actuellement au cœur des débats. Une « smart and safe city » doit tenir compte de l’humain, du citoyen, de l’usager – qui sont les moteurs et poumons des villes. En effet, le crowdsourcing de la sécurité, comprendre l’externalisation des moyens et des solutions ouvertes à tout prestataire compétent, est un phénomène qui trouve ses applications dans notre monde hyperconnecté grâce aux technologies dites « ubiquitaires » (smartphone, objets connectés). Les attentats de Boston (2013), les émeutes de Londres (2011), les attentats de Paris (2015), les diverses catastrophes naturelles ont montré que le citoyen n’était pas forcément dépendant du pouvoir régalien, et qu’il pouvait aussi assurer lui-même sa sécurité, ou du moins collaborer avec les secours et forces de l’ordre.

Les réseaux sociaux, Twitter et Facebook, avec sa fonctionnalité « Safety Check » née des attentats du 13 novembre, sont les principaux témoins de cette évolution. D’autres applications du même type se sont multipliées et ont commencé à se faire une place dans le secteur de la protection. En revanche, ces solutions mobiles peinent encore à émerger en France par crainte de remontée de fausses informations. Ces initiatives offrent pourtant de véritables alternatives et devraient être étudiées, voire encouragées. Sans citoyens responsables la résilience des villes ne pourra pas émerger.

Une étude datant de 2016 nous montre que les citoyens sont enclins à utiliser des dispositifs d’urgence de leur smartphone et qu’ils se sentiraient ainsi plus en sécurité. La « smart city » faisant appel à l’intelligence citoyenne, adaptative et ubiquitaire, nous avons tout intérêt à nous inspirer des modes de gouvernance où l’information remonte directement du terrain, pour que la « safe city » viennent logiquement renforcer les aspirations nées du concept de la smart city ou encore appelée ville intelligente.

Les élus locaux ne sont pas en reste et agissent pour promouvoir les nouvelles technologies au service de la sécurité de nos concitoyens. C’est bien évidemment la vidéoprotection à distance, dont le développement s’est opéré en moins de dix ans, qui est aujourd’hui l’outil privilégié par les collectivités territoriales pour assurer l’ordre public et protéger les biens et les personnes. Et désormais la vidéoprotection est aussi, de plus en plus, couplée aux technologies de détection automatique d’intrusion, de faits anormaux ou de reconnaissance faciale. Des algorithmes très puissants permettent d’analyser en temps réel des milliers d’images en quelques secondes afin d’assister les opérateurs dans la protection de nos concitoyens. Mais un opérateur pour 100 écrans, ce n’est techniquement et intellectuellement pas possible. Il faut donc se tourner vers de nouvelles pistes de prévention et de remontée d’informations en temps réel pour l’optimisation maximale de leur temps de traitement. Pour information, celui-ci a été de 5 à 7 minutes seulement entre les différentes fusillades du 13 novembre 2015.

Les collectivités et le cyber

Les moyens de communication sont de plus en plus miniaturisés et omniprésents dans notre environnement. On peut penser notamment aux logiciels intégrés dans les appareils les plus variés, aux capteurs, déjà utilisées pour contrôler, par exemple, l’accès à des bâtiments, verrouiller des voitures ou identifier des animaux (parfois même des humains), et qui seront peut-être intégrés un jour sur tous les objets, et reliés à internet pour créer l’« internet des objets ».

L’intelligence artificielle, technologie de rupture par excellence se veut « disruptive » mais doit désormais être aussi éthique. Appliquée à la cybersécurité, l’intelligence artificielle renforce les capacités techniques de détection des menaces au service de la sécurité et de la protection des citoyens. Compte tenu du volume et de la vélocité du flux des données qu’il va falloir gérer avec l’émergence des territoires intelligents par exemple, le sujet de la cybersécurité devient un des piliers pour un développement sain et une appropriation par les citoyens de ces nouveaux concepts hyperconnectés.

Les collectivités prennent peu à peu conscience des enjeux en matière de cyber, mais la route reste longue sur ce sujet à la prise de conscience bien trop récente dans nos mentalités françaises, avec un état qui se dote dorénavant d’organismes et de mesures pour savoir organiser aussi bien des actions de veille que de prévention et de défense.

Les collectivités s’organisent en ce sens face à des règlementations qui évoluent très vite. Il va falloir également se pencher sur une question importante : de quelles données disposent les collectivités, où sont stockées ces dernières… pour mettre en œuvre les outils de protection adaptés.

Vérifier les données, s’assurer que celles disponibles, identifiées, et utilisées sont fiables et non pas été manipulées ou biaisées, ou encore protéger tout simplement les données des citoyens de plus en plus convoitées par nombre des personnes ou structures malveillantes devient un impératif ! Il en va notamment de la responsabilité de l’élu.

Une solution éprouvée

Il faut donc, au même titre que pour les PME, créer des offres de sécurité adaptées aux besoins et aux budgets des collectivités territoriales. C’est notamment l’une des ambitions de deux entreprises qui se sont associées pour proposer une solution de sécurité : MONSHERIF© et RAINBOW©.

Complémentarité des savoir-faire à la française : un industriel de renom, mondial et reconnu, et une start-up techno avec une solution efficace sans obsolescence programmée. MONSHERIF© est une solution de sécurité des personnes qui allie bouton connecté porté sur soi de façon non visible et application mobile. Ainsi relié à au smartphone en Bluetooth, ce bouton va permettre à son utilisateur en toute discrétion d’enclencher par de simples clics des actions toutes géolocalisées allant de la simple information préventive, à la demande d’intervention de secours, ou encore d’enregistrer l’ambiance sonore pour permettre une restitution de preuves.

Rainbow quant à lui est un outil 360° conçu pour répondre aux besoins de collaboration vidéo, de gestion du temps, de sécurité et de respect de la confidentialité. Il est utilisé par 2 millions de clients dans le monde. Alcatel-Lucent Rainbow est un créateur de liens sécurisés, facile à déployer et qui permet aux utilisateurs de collaborer de façon rapide et transparente. Les utilisateurs sont en mesure d’interagir rapidement les uns avec les autres grâce au chat, à la voix ou à la vidéo ainsi qu’au partage d’écran et de fichiers et ce, dans l’assurance avec au départ une mise en relation … d’un simple clic.

On peut alors commencer à entrevoir les synergies entre de tels outils et tout l’importance d’une alliance entre cette solution mondiale de collaboration vidéo comparable aux GAFAM, et d’une technologie éprouvée par les milieux judiciaires, associatifs, privés. L’association Monsherif/Rainbow offre une solution sécurisée et hébergée dans un cloud souverain, sans obsolescence programmée et à un prix très compétitif. Celle-ci propose aux élus et autres décideurs d’un territoire une solution de sécurité et d’optimisation de remontée d’infos pour renforcer la sécurité de leurs administrés comme de leurs biens publics ou autres infrastructures.

Accessible à tous les acteurs d’un territoire lorsque mise en place par la collectivité, cette solution permet une mise en relation immédiate de l’ensemble des décideurs en fonction du type d’information remontée et donc de l’action recherchée : de l’alerte à la simple notification en cas d’accident, en passant par les dégradations, menaces, et autres évènements…

Dans le prolongement et la logique des « civic techs » qui fleurissent depuis quelques années, le citoyen est alors acteur à part entière de la transformation et de la qualité du service public.

Non seulement cette solution encourage la participation du citoyen grâce à des interactions bidirectionnelles, mais elle optimise la remontée d’informations en consolidant les informations pour une meilleur efficacité opérationnelle

Conclusion

Avec la prolifération des nouvelles technologies, s’équiper et organiser une sécurité efficace passe aujourd’hui par la mise en place de partenariats de confiance entre des décideurs et des prestataires disposant d’un savoir-faire éprouvé et d’une expertise dédiée à apporter les réponses pragmatiques et spécifiques à leurs besoins. Soit l’ADN-même du dispositif né de l’association MONSHERIF & RAINBOW.

Cet outil peut s’intégrer dans tout type d’écosystème grâce à une technologie de pointe. Cette association de remontée d’informations, de déclenchement d’actions et d’un clic géolocalisé (et ce, en toute discrétion et sans avoir à se saisir de son téléphone), et d’une mise en relation par vidéo efficace, instantanée et ciblée répond au tronc commun des enjeux de sécurité qui se dévoilent partout et de plus en plus : de l’entreprise envers ses salariés, des hôtels envers leurs clients, sans oublier tous les lieux ouverts au public.

Cette évolution entraîne une pratique non répressive de la sécurité, basée sur le contrôle social et l’autocontrainte qui responsabilisent l’individu. L’individu devient donc le gestionnaire de sa sécurité ainsi que de celle de son environnement immédiat. Mais faut-il déjà avoir le soutien des collectivités qui, à défaut de caméra, fournirait à ses administrés les moyens de se rassurer, d’alerter et de se protéger.

Le président

Hebdomadaire – Chaque semaine retrouvez la chronique de Bernard Chaussegros sur Radio Mars

Chaque mercredi à 9h sur Radio Mars je vous livre ma vision et mes propositions de solutions sur les sujets et enjeux majeurs de l’économie actuelle gravement impactée par les conséquences de la Covid-19

Pour la rediffusion c’est ici :
https://drive.google.com/drive/folders/1Wt4nosZLvcF_ZAZayQ1DH2snnnS8Qpds?usp=sharing

News – Interview de Bernard Chaussegros sur le site de l’Observatoire Com média

Bernard Chaussegros

La période inédite de confinement que nous avons vécue, avec ses conséquences sur des pans entiers de notre économie. Celui-ci n’a pas épargnée le secteur de l’image.
Nous avons recueilli les propos de Bernard Chaussegros, Président de l’OTA (Observatoire de la Transformation Audiovisuelle), le think tank de référence pour la description et la compréhension des mutations de l’industrie de l’image et membre du conseil d’administration de notre association…

Pour en lire davantage, vous pouvez retrouvez cet article ici

Vous pouvez aussi vous procurez le livre de Bernard Chaussegros et Frédéric Lefebvre en cliquant ici

News – Droits voisins : un Netflix de la presse française serait plus efficace

OPINION. De la même façon que la démocratie donne au peuple le pouvoir de décider de leurs destins, nous Européens, devrions penser à créer notre Netflix de la presse, et pourquoi pas nous, Français, celui de la francophonie. Par Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la transformation audiovisuelle.

Au moment même où la France s’apprêtait à devenir le tout premier pays à transposer dans sa loi la directive européenne sur le droit d’auteur, l’institut Sapiens publiait une note intitulée « Droits voisins, et maintenant ? ». Elle essayait de montrer que le texte n’était pas la victoire que beaucoup célébraient, mais laissait en réalité de nombreuses questions en suspens. Il était illusoire d’imaginer que les GAFA allaient se plier aisément aux injonctions des Européens et redonner à notre presse moribonde les moyens de profiter enfin équitablement de la manne publicitaire du numérique.

L’histoire récente nous enseigne typiquement à quel point Alphabet, la maison mère de Google, est passé maître dans l’art de contourner les obstacles européens, à défaut de les repousser. Même les récentes victoires engrangées par la pugnace et très redoutée commissaire européenne Margrethe Vestager doivent être relativisées.

Google a fait appel, ce qui gèle pour l’instant le paiement des amendes. Les mesures provisoires, quant à elles, sont si légères qu’elles ne doivent guère inquiéter. Ainsi, alors qu’il croyait pourtant avoir remporté la victoire décisive, le champion français Qwant a dû très vite déchanter : l’ouverture d’Android à d’autres moteurs de recherches que celui de Google serait certes bientôt possible lors de la première installation d’un smartphone Android par l’usager, mais la possibilité de lui être proposé comme une des 4 alternatives à Google Search ferait l’objet d’enchères au plus offrant. Bref, comme au Poker, il faut payer pour voir et pour jouer.

Quand le piège se referme…

Et c’est précisément là que le piège se referme inexorablement : les GAFA revendiquent, comme la presse le ferait d’ailleurs, le fait qu’ils génèrent de l’audience (ou des usagers, c’est selon), et que cela a donc un prix pour qui veut en profiter, qu’il s’agisse d’annonceurs, ou de développeurs d’applications concurrentes. Quoi de plus libéral au fond ?

Plus de 20 ans avant Google, Microsoft avait déjà montré le chemin en résistant, puis finalement en annihilant, les effets le concernant de décisions européennes en matière d’antitrust.

Aujourd’hui, comment s’étonner encore du fait que dès la promulgation en France de la loi sur les droits d’auteurs votée le 25 Juillet par le Parlement, Google en ait douché les principaux espoirs et même les fondamentaux, d’un communiqué laconique qui fait finalement office de simple changement des conditions générales d’utilisation ?

« Nous n’afficherons plus d’aperçu du contenu en France pour les éditeurs de presse européens, sauf si l’éditeur a fait des démarches pour nous indiquer que c’est son souhait. Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées à partir de tous les services de Google »précise le communiqué de presse.

Dit autrement, Google ne compte absolument pas rétribuer les éditeurs de presse, pas plus les Français que les autres d’ailleurs. Au contraire, si un éditeur souhaite désormais voir apparaître plus de contenu que le titre, ce sera en plus à lui de le déterminer, en conscience et par écrit. Et tout ça, sans espérer bien sûr être rétribué…

Les GAFA ? Un trou noir dans une galaxie de contenus

Au contraire, peut-être même qu’un jour, il faudra payer Google en participant pour cela, comme Qwant a dû y renoncer faute de moyens, à des enchères ouvertes pour avoir l’espoir d’être vus sur Google News dont l’ambition affichée, sans mauvais jeu de mot, est de capter l’audience de la presse qui se répartit déjà de plus en plus sur les smartphones dotés de leur système Android sur lesquels nous glanons frénétiquement ci et là un article plutôt que d’acheter un journal ou un magazine, ou de s’y abonner.

Les GAFA seraient finalement comme un trou noir dans une galaxie de contenus. Les trous noirs ont ceci de particulier qu’ils sont tellement denses et puissants, qu’on ne les voit pas, parce qu’ils absorbent tout, même la lumière.

Si les trous noirs mettent au défi les lois de la physique, les GAFA mettent, quant à eux au défi l’Europe. Un dernier exemple en date concerne le droit à l’oubli numérique cher aux Européens qui va finalement s’appliquer uniquement à l’intérieur de nos frontières.

En effet, la veille du communiqué de presse du ministre de la Culture qui dénonçait le 25 septembre 2019 la réaction de Google après la promulgation de la loi sur les droits d’auteurs et les négociations qu’elle devait permettre de déclencher, la Cour de justice de l’Union européenne tranchait en faveur de l’Américain dans le dossier du droit à l’oubli, estimant que Google n’était pas tenu de l’appliquer en dehors des frontières de l’Union.

Internet, le 4e secteur de l’économie américaine

Cette bataille du pouvoir dépasse donc le seul cadre de la presse, de l’audiovisuel, ou de l’exception culturelle. La numérisation est devenue le poumon de l’économie américaine. Pour s’en convaincre, une étude publiée le 26 septembre par un organisme proche des GAFA a donné quelques chiffres : internet a pesé 2,100 milliards de dollars dans le PIB des États-Unis en 2018. C’est désormais le 4e secteur de l’économie américaine, après l’immobilier, l’État, et juste derrière l’industrie. Ce sont aussi 6 millions d’emplois directs, et 13 millions de plus en indirect, rien qu’aux États-Unis. On comprend mieux dans ce contexte que la taxe GAFA, la loi sur les droits d’auteurs, et finalement tout ce qui pourrait ralentir l’inexorable marche en avant des GAFA, sont autant de freins que le gouvernement américain va chercher à lever en pesant pour cela de tout son poids.

De la même façon que la démocratie donne au peuple le pouvoir de décider de leurs destins, nous Européens, devrions penser à créer notre Netflix de la presse, et pourquoi pas nous, Français, celui de la francophonie. La réaction de Google renforce aujourd’hui cette nécessité. Elle ouvre même un autre champ de réflexion, à savoir celui de l’éducation. Il faut apprendre aux plus jeunes à multiplier les sources d’information, mais aussi à les hiérarchiser pour mieux les apprécier, et pas seulement s’en remettre à l’intelligence artificielle que nous promettent les GAFA afin de tout faire et de tout trier pour nous, et finalement arriver à penser à notre place. L’humain doit rester maître de son destin, il doit utiliser la machine et non en être l’esclave.

Par Bernard Chaussegros

News – Les Etoiles de l’Audiovisuel !

Cette année encore, cette soirée de remise de prix qui voit récompenser les acteurs clés du paysage audiovisuel français, a été une grande réussite.

Organisé par l’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle, créé il y a deux ans à l’initiative de Bernard Chaussegros, et le MediaClub, cet évènement a réuni plus de 400 personnes parmi les dirigeants et les grands décideurs du monde de l’Image. Cette fête de l’Audiovisuel comptait comme partenaires le magazine Ecran total, AMP Visual TV et l’Observatoire ComMedia.

Pour le plus grand plaisir des invités, la soirée, qui était présentée par Anais Bouton, s’est déroulée également dans un écrin d’exception : le mythique Studio Gabriel, qui donnait à cette nuit encore plus de sens.

Un débat portant sur le thème « Les entreprises, médias du futur » et modéré par Alexandre Michelin a lancé les hostilités. Les intervenants de qualité ont apportés fond et forme sur un sujet qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

La remise des étoiles met à l’honneur 8 catégories de métiers de l’ombre:

  • Ressources Humaines
  • Distribution/Acquisition
  • Management
  • Technique
  • Production Junior
  • Direction de Production
  • Prix Daniel Sabatier
  • Prix Audiovisuel et Handicaps 2019

Enfin, la soirée s’est conclue par un moment d’échange autour d’un cocktail dinatoire.

Chargé en émotions, véritable catalyseur d’échanges et regroupement presque familial, cet évènement a pu rassembler tous les idéaux culturels du monde de l’audiovisuel. Les invités ont même pu assister à une touche d’humour offerte par un humoriste arlésien : Anthony Joubert.

Selon le Président de l’O-T-A, Bernard Chaussegros : « Mettre à l’honneur ceux qui oeuvrent à la réalisation de nos rêves c’est l’objectif que nous nous sommes fixés. Nous envisageons d’élargir le nombre de récipiendaires l’année prochaine. »

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : www.etoiles-audiovisuel.com/